Film: À contre-temps, À perte de vue (Daniel Buren, 2018, 6h22)

Jeudi 12 octobre 2018, Le Colisée – Biarritz

Daniel Buren, moment d’exception

14h30 – 22h

Projection du film de Daniel Buren : À contre-temps, À perte de vue (2018, 6h22)

La projection se fera en plusieurs séquences. Elle sera accompagnée d’une rencontre avec Daniel Buren, et de débats entre artistes et philosophe, avec Daniel Buren, Pascal Convert, Georges Didi-Huberman, Côme Mosta-Heirt. Restauration sur place

Partenariat : Festival Grande Plage, Artistes & Associés, École Supérieure d’Art Pays Basque, Haizebegi

Dans le cadre de Grande Plage 2018, Artistes & Associés, l’École Supérieure d’Art Pays Basque et le festival Haizebegi invitent l’artiste Daniel Buren qui fête ses 80 ans cette année. Peintre et plasticien, on ignore souvent que l’art cinématographique a inspiré son travail. C’est à la cinémathèque de la rue d’Ulm qu’il a découvert Buster Keaton, Robert Bresson, Eisenstein, Dziga Vertov… À partir de 1960, alors même qu’il définit son célèbre « outil visuel » constitué de bandes alternées, toutes faisant 8,7 cm de large, qui cadrent, décadrent, recadrent l’espace intérieur comme extérieur d’espaces publics ou privés, il a le projet de faire des films.

Le cinéma à l’époque m’intéressait énormément, et j’hésitais beaucoup entre faire du cinéma ou autre chose dans les arts plastiques… Je suis resté très attaché à ce médium, j’ai toujours continué à faire des petites choses avec des images mobiles, notamment avec la vidéo (…). Je travaille aujourd’hui sur un film sur la Chine, qui est toujours en montage, donc c’est quelque chose qui est toujours un peu dans ma tête.

Après ses expositions au Grand Palais à Paris dans le cadre de Monumenta (2012), à la Fondation Louis Vuitton (L’Observatoire de la lumière en 2016) et un nouveau tour du monde, Daniel Buren a entrepris de réaliser un film en forme de monument infini. D’une durée de 6 heures et 22 minutes, il ne s’attarde que sur 7% des œuvres qu’il a réalisées. Par delà la richesse de la documentation, photographies, extraits de films, entretiens, souvenirs, critiques, on découvre combien la question du cadrage cinématographique habite les installations in situ de Daniel Buren :

La grande majorité de mes travaux sont in situ et sont fixes. Ce qui ressemble le plus à un mouvement de la caméra alors, c’est celui des visiteurs et des spectateurs. Il est donc difficile de voir un de mes travaux sans bouger. Il y a des centaines voire des milliers de points de vue, mais c’est au visiteur de les découvrir.