Juana Tomasa Quiala Rojas, repentista

Juana Tomasa Quiala Rojas s’en souvient, elle est formelle. Le jour où elle vint au monde, à Banes, dans la province de Holguín, dans l’est de Cuba, son grand-père s’approcha du berceau. « Il était poète. Et alors il s’est approché tout près de mon berceau et il dit à ma maman : « Ne cherche ni médecins, ni guérisseurs, ni aucun autre remède, ta fille sera aveugle. Mais va apporter une offrande à la Terre, car elle n’aura jamais besoin de voir ».

En vieux sage cubain, le grand-père de Tomasita, comme il l’appelait avec affection, il ne se trompa pas dans prédiction. Son talent l’amène aujourd’hui à parcourir le monde, En Europe comme en Colombie, en Argentine et dans les Îles Canaries, et lui a fait remporter de très nombreux prix.

A l’âge de 8 ans, Tomasita a déménagé à La Havane. Comme elle le raconte elle-même au journal colombien El Tiempo (édition du 8 février 2017), la Révolution était en train de commencer et la seule école pour aveugles était dans la capitale. Aujourd’hui, grâce à Dieu et à la Révolution, il y a des écoles dans tout le pays ». Mais pourquoi l’improvisation poétique ?

Celle que l’on pourrait nommer aussi bien la Leandro Díaz de Cuba se souvient que depuis toute petite elle aimait composer des vers (versos) dans son esprit puis les déclamer à l’école. Cette inquiétude artistique coule dans ses veines depuis sa naissance et l’a conduite à diriger des mises en scène au théâtre, à chanter et à interpréter des parodies musicales en changeant les paroles de certaines chansons traditionnelles.

C’est à l’âge de 22 ans qu’elle prend la décision de s’engager pleinement dans l’improvisation poétique orale : elle serait improvisatrice ou, comme on dit à Cuba, repentista. Le terme repentista renvoie au caractère impromptu de cette production poétique et au fait que l’improvisation se fait essentiellement sous la forme de joutes, quand deux poètes se répondent l’un, l’autre. Les poèmes improvisés sont chantés sur l’air de chansons traditionnelles, sous une forme assez libre, mais accompagnées à la guitare, une différence importante par rapport à l’art du bertsulari, mais une différence qui n’empêche pas le dialogue d’avoir lieu.

Changement de lieu – Bertsulari, repentista, payadora: pourquoi improvise-t-on de la poésie partout dans le monde ?

Changement de lieu : Samedi 13 octobre , Cité des Arts Bayonne 11h – 13h Rencontre : Pourquoi improvise-t-on de la poésie partout dans le monde ? avec Amets Arzallus & Jone Uria (bertsulari, Pays Basque), Juana Tomasa Quiala (repentista, Cuba), Araceli Argüello (payadora Argentine), rencontre animée par Arihana Villamil (Université de Nice Sophia-Antipolis) Débat en langue […]

Date: samedi 13 octobre 2018
Horaires: 11h00 - 13h00
Lieu: Cité des arts, Bayonne
Prix: Entrée libre

Nazioarteko Inprobisatzaileen Bira / Joutes poétiques transatlantiques : Pays Basque, Argentine, Cuba

Samedi 13 octobre Cité des Arts, Auditorium 18h – 19h30 Nazioarteko Inprobisatzaileen Bira / Joutes poétiques transatlantiques : Pays Basque, Argentine, Cuba avec Amets Arzallus & Jone Uria (bertsulari, Pays Basque), Juana Tomasa Quiala (repentista, Cuba), Araceli Argüello (payadora, Argentine), présentation et énoncé des sujets Iker Iriarte spectacle surtitré en basque et en français Partenariat : […]

Date: samedi 13 octobre 2018
Horaires: 18h00 - 19h30
Lieu: Cité des arts, Bayonne
Prix: 15 € / 8 € / – 12 ans gratuit